Non à la reprise des lignes ferroviaires en gestion directe par la Région

Montpellier, le 5 février 2021


Le Conseil Départemental de la Fédération de l’Hérault du PCF, réunit le vendredi 5 février 2021, a été informé que le Conseil Régional Occitanie envisageait de voter le 12   février prochain le transfert et la reprise en gestion directe des lignes ferroviaires précitées.

Les lois libérales de la réforme du ferroviaire de 2018 visant à favoriser au maximum la  concurrence et le dumping social ont trouvé leurs aboutissements dans les dispositions   prévues à l’article 172 de la Loi d’Orientation des Mobilités.

Ainsi, cet article prévoit que les lignes d’intérêt local ou régional peuvent faire l’objet d’un    transfert de gestion à la demande exclusive des exécutifs régionaux. 

De fait, les régions assureraient donc les fonctions de gestionnaire d’infrastructure à la  place de la SNCF et des cheminots et pourrait en déléguer tout ou partie à un tiers.

Cette disposition vise à casser le monopole de l’entretien du réseau par l’entreprise historique et conduirait assurément à un dépeçage en règle du Réseau Ferré national (RFN), soit par un processus d’atomisation en une multitude de Gestionnaires  d’infrastructure, soit par une sortie du réseau national ferroviaire des deux lignes de la région Occitanie.

C’est l’objectif principal du gouvernement qui ambitionne de se désengager totalement de la maitrise du ferroviaire en le simplifiant et en s’écartant des règles de sécurité  d’exploitation, de maintenance et de sécurité qui prévalent sur le réseau ferré national.
Devant le désengagement massif de l’Etat en la matière, les besoins de financement sont réels et massif sur l’Occitanie, avec presque deux milliards d’ici 2025. En l’absence de  ressources suffisantes, avec cette décision, l’exécutif régional pourrait être amené à prendre des mesures de productivité drastiques, à user de financements privés ou à amputer le réseau ferroviaire d’une partie de ces lignes. 
Même si nous convenons que le Conseil Régional Occitanie, avec une majorité de gauche à sa tête, dont des communistes, ont été de tous les combats pour soutenir les cheminots et le développement du ferroviaire en Occitanie, ils ne peuvent que contester ce projet qui s’apparente à un nouveau coup porté à la SNCF et aux cheminots et usagers qui défendent le Service Public Ferroviaire.
Ce projet doit être combattu avec force et retiré de la Commission Permanente du 12 février prochain. A défaut, les élus communistes au Conseil Régional Occitanie doivent  voter contre ce transfert inacceptable des lignes Ales-Besseges et Montréjeau-Luchon.
D’autres lignes pourraient être concernées, c’est pourquoi il convient de continuer le combat pour une entreprise SNCF de Service Public unique et intégré.

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